ESSAI Toyota C-HR 1.2 Turbo

TEST Toyota C-HR 1.2 Turbo
Le Toyota C-HR est un nouveau multisegment qui impressionne au premier coup d'œil par son design inhabituel. Bien que le C-HR signifie Compact Hybrid Revolution, il est également produit dans une version propulsée uniquement par un moteur à essence.

Extérieur

Impossible de passer à côté du C-HR, il se démarque des autres voitures par son design extravagant. La partie avant est plus arrondie, les grands phares sont ici en design LED. L'arrière a beaucoup de lignes nettes, y compris des phares de forme distinctive et un aileron massif. Il a l'air très intéressant sur les grosses roues de 18 pouces. Les jupes d'ailes en plastique et les seuils de porte en plastique sont également pratiques.

Intérieur

À première vue, le design intérieur est de grande qualité, tout comme les matériaux utilisés. L'intérieur présente un motif en losange des seuils de porte jusqu'au plafond, qu'il s'agisse de boutons fonctionnels ou simplement d'une moulure design. Le tableau de bord est divisé par une ligne bleue qui continue à mi-hauteur du panneau de porte. L'écran d'infodivertissement dépasse du tableau de bord et est proche du champ de vision du conducteur. L'infodivertissement en tant que tel est clair, mais il faut lui reprocher l'absence totale de boutons mécaniques. D'autre part, la climatisation est contrôlée par ses propres boutons, ce qui rend son réglage rapide et possible même à l'aveugle. Le tableau de bord a deux pointeurs – un indicateur de vitesse et un tachymètre. Entre eux se trouve un écran couleur de 4,2 pouces qui, en plus des informations régulières, contient également un moniteur G – un indicateur de surcharge de gravité. Le volant est réglable en hauteur et en longueur, est recouvert de cuir Nappa et est chauffant. Il dispose de commandes pour la radio, les mains libres, l'ordinateur de bord, ainsi que le maintien actif de la voie et l'espacement du régulateur de vitesse adaptatif. Les autres fonctions du régulateur de vitesse sont contrôlées sur un contrôleur séparé sous le volant.
Les sièges sont confortables et également chauffants. La vue avant est excellente grâce aux montants A bien formés, la vue arrière est bien moins bonne, heureusement une caméra de recul fait partie de l'équipement.
Les passagers arrière ont une vue assez limitée sur l'extérieur en raison des petites vitres arrière.
Le coffre a un volume de 377 litres, le volume après rabattement des sièges n'est pas donné. Le fait est cependant qu'un bord se crée lorsque les sièges sont rabattus.

Moteur et conduite

Le choix se porte entre un 1.2 turbocompressé et un hybride associant un 1.8 essence à des moteurs électriques . La version hybride est toujours associée à une transmission e-CVT. Le 1.2 essence est disponible en trois versions : avec une transmission manuelle à 6° et une transmission à variateur Multidrive S avec traction avant ou intégrale.
La version testée dispose d'un 1.2 essence d'une puissance de 116 ch avec un turbo refroidi par eau et un intercooler à eau. Le moteur est doté du nouveau calage variable des soupapes VVT-iW, qui lui permet de basculer entre le cycle Otto pour une puissance maximale et le cycle Atkinson pour une efficacité maximale. Il a suffisamment de puissance même à bas régime, le bruit et les vibrations ont été maintenus à un niveau très correct. Le moteur n'est pas équipé d'un système start-stop et est tout de même conforme à la norme EURO 6. La consommation annoncée est proche de la réelle, en essayant d'être économe en dehors de la ville, la consommation est de 5,2 litres soit seulement un dixième de litre supérieur à celui indiqué. La consommation en ville va jusqu'à huit litres.
La boîte de vitesses a des rapports longs, en 6ème le moteur tourne à 2750 tours à une vitesse de 130 km/h. La transmission manuelle est dotée de la fonction iMT – Intelligent Manual Transmission, qui donne automatiquement du gaz intermédiaire lors du rétrogradage, la conduite est plus douce et l'embrayage s'use moins.
Le châssis est très bien réglé, même sur des pneus 225/50 R18, il supporte bien les bosses, et il n'a aucun problème même à rouler plus raide dans les virages.
Un grand nombre d'assistants déjà présents dans l'équipement de base est agréable, par exemple le régulateur de vitesse adaptatif, le maintien actif dans la voie ou la commutation automatique des feux de route/croisement. La voiture testée dispose également d'un système de surveillance des angles morts, d'un avertissement de trafic derrière la voiture et d'une reconnaissance des panneaux de signalisation.

Conclusion

Le Toyota C-HR est une voiture intéressante parmi les multisegments. C'est l'une des rares voitures sur le marché européen qui n'est pas disponible avec un moteur diesel. Dommage que l'option transmission intégrale ne soit pas disponible avec une boîte manuelle, la CVT risque de ne pas convenir à tout le monde. La différence de prix d'achat de l'hybride et du 1.2 à boîte manuelle se paie en carburant en 150 tkm environ.
Avantages
+ bon châssis et direction
+ conception de qualité
+ équipement haut de gamme même en équipement de base
Désavantages
– moins bonne vue arrière
– mauvaise visibilité pour les passagers arrière
– version traction intégrale avec transmission CVT uniquement