Les diverses incitations associées à l'achat d'une voiture ne sont pas exceptionnelles. Les pays qui veulent relancer significativement leur industrie ou qui veulent soutenir l'achat de certains véhicules vont souvent pour eux. Dans notre pays, vous vous souviendrez sûrement de la classique prime à la casse, qui visait à la fois à rajeunir le parc automobile de la République tchèque et à soutenir notamment l'industrie automobile. La France propose actuellement quelque chose de similaire.
Quel est le plan?
Même ce pays développé envisage de rajeunir et de moderniser considérablement le parc automobile de ses résidents. Cependant, ce n'est pas tant l'âge des voitures que le type de conduite. La France prévoit de soutenir significativement l'électromobilité. Et ce dans le style qu'il veut proposer avec diverses incitations qui seraient associées à une faveur significative des voitures en question. Celles-ci deviendraient du coup plus avantageuses financièrement, les gens hésiteraient moins à acheter et la part des voitures électriques en France augmenterait.
La lutte contre les moteurs à combustion interne
Qu'y a-t-il derrière ce plan ? C'est compréhensible. Ce n'est rien d'autre qu'un combat contre les moteurs thermiques classiques, qui deviennent l'ennemi numéro un en Europe. Dans certains endroits, ce sont des taxes environnementales, dans d'autres, ce sont des interdictions d'entrer dans les villes, et en France, on s'efforce actuellement de les supprimer et de les remplacer par une voiture électrique.
Les incitations devraient également être financées par les constructeurs automobiles eux-mêmes
D'où devrait venir l'argent pour soutenir les voitures électriques ? Une partie de celui-ci devrait provenir des revenus qui découleront de la taxe environnementale, qui sera prélevée sur les véhicules produisant plus d'émissions que la France s'est fixé comme limite. Il est censé être d'un montant pouvant aller jusqu'à 40 millions d'euros.
Cependant, le projet de lever des fonds supplémentaires est encore plus audacieux. Le gouvernement prévoit de négocier avec les constructeurs automobiles eux-mêmes pour voir s'ils soutiendraient également l'effort visant à rendre les voitures électriques plus largement disponibles avec leurs incitations. C'est un paradoxe intéressant, puisque le gouvernement français ne veut rien de plus des constructeurs automobiles que de donner de l'argent aux gens pour ne pas leur acheter des voitures classiques, toujours dominantes.

