Selon les statistiques, 565 personnes sont mortes sur les routes tchèques l'année dernière, soit plus qu'en 2017. La majorité des accidents étaient dus à l'inattention et à la vitesse élevée, le nombre de conducteurs sous l'influence de l'alcool a augmenté de 3 %. Bien qu'il s'agisse du troisième meilleur résultat depuis 1961, ces statistiques sont assez inquiétantes, mais elles ne dissuadent pas beaucoup de conducteurs d'avoir des comportements à risque. Le système de points à venir peut-il changer cela ?
13 ans se sont écoulés depuis son introduction en République tchèque. Pendant ce temps, il a subi quelques réformes, mais depuis 2011, il est resté inchangé. Cependant, le ministère des Transports prévoit un tout nouveau système de points. Qu'est-ce que cela signifiera pour les conducteurs et à quoi se préparer ?
Dites adieu aux fautes à deux points
Jusqu'à présent, la notation fonctionne toujours sur le principe de 2 à 7 points selon la gravité de l'infraction, qui sont enregistrés jusqu'au nombre maximal fixé de douze points. Le nouveau système de points ne comportera que deux catégories – les infractions à quatre et six points. Vous perdrez 4 points en cas d'infraction moins grave, 6 points s'appliqueront alors aux plus graves.
Transparent mais strict
Le nouveau système de points est également basé sur la clarté, de sorte que tous les conducteurs doivent savoir combien de points sont dus pour chaque infraction. Par exemple, si vous utilisez un téléphone portable au volant ou oubliez de boucler votre ceinture de sécurité, vous risquez 4 points de pénalité au lieu des 2 d'origine, pour avoir grillé un feu rouge, comptez sur 6 points. L'intention est également de simplifier l'ensemble du système. Vous pouvez perdre 12 points et donc perdre votre permis de conduire pour seulement 3 infractions mineures.
Griller un feu rouge
Pour avoir franchi un feu rouge après l'approbation de l'amendement, vous serez pénalisé non pas de 5 mais même de 6 points. Cependant, le ministre des Transports a l'intention de modifier le règlement par la même occasion. La possibilité de tourner à droite au feu rouge s'il n'y a pas de véhicule en mouvement en vue. L'objectif est une plus grande fluidité du trafic et donc une réduction du temps d'attente aux feux tricolores, où les voitures attendent le feu vert alors que rien ne vient de la gauche. Cependant, cette option ne devrait s'appliquer qu'aux intersections vraiment dégagées marquées d'un panneau Stop, ce qui permettra aux conducteurs de bien regarder autour. La deuxième intention est d'atténuer l'impact des moteurs en marche "inutilement" sur l'environnement.
Garde tes distances!
Il est également question d'établir une distance de sécurité. Si la réforme est approuvée, les conducteurs devront respecter strictement la distance prescrite entre les véhicules. Les informations actuelles indiquent 30 mètres à une vitesse de cinquante kilomètres et 50 mètres à une vitesse supérieure à 80 km/h. Les infractions entraîneront 4 points.
Conducteur stagiaire
Une partie du nouveau système de points devrait être un soi-disant permis de conduire d'essai avec une demi-limite de points inférieure pour les deux premières années. Il devrait responsabiliser les nouveaux conducteurs et ainsi accroître la sécurité routière. Ce n'est pas une nouvelle brûlante, la proposition a été discutée il y a des années, mais n'a pas encore été approuvée.
Plus profondément dans le portefeuille
Les amendes seront également plus sévères. Par exemple, l'appel déjà mentionné en conduisant peut vous coûter jusqu'à 2 500 couronnes, voire jusqu'à 10 000 couronnes dans le cadre d'une procédure administrative. La conduite sous influence est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 couronnes. La détermination d'un taux fixe de l'amende forfaitaire est également en discussion, et en cas d'infraction causant un accident, le montant sera multiplié.
Le ministère des Transports prépare le changement depuis 2016, mais la formulation finale n'a pas encore été finalisée. Il devrait toutefois remettre la proposition de procédure interministérielle en janvier. L'introduction du nouveau système, s'il est approuvé, devrait avoir lieu au plus tôt au début de 2020. D'ici là, sa forme peut encore changer.

